Le bouclier est une arme défensive employée depuis la plus haute antiquité et sans doute avant, même si peu d'éléments permettent de l'affirmer, bien qu'on ne sache pas exactement depuis quand. Des peuples n'ayant pas maitrisé le fer ou le bronze ont prouvé par le passé que l'emploi du bouclier ne leur était pas inconnu.
Son but premier est de protéger son porteur des armes de jet et des projectiles. Son but second est d'offrir une grande surface de parade ou de blocage pour se prémunir des coups de l'adversaire. Son but troisième est de gêner l'adversaire en le plaquant près de son corps ou de frapper avec.
Enfin, le bouclier peut être employé dans les formations de guerrier pour créer des surfaces défensives continues le mur de bouclier et la tortue.
Nous conseillons de lire cet article, qui expose les règles spéciales que nous proposons pour jouer en cadre historique.
Un bouclier est une surface plane ou courbée, tenue à la main ou sanglée à un bras. Il peut ou non posséder une bombe de métal en son centre, appelée ombon ou bosse. Son rebord s'appelle orle.
L'ombon peut être fait de cuir bouilli ou de métal et comprend souvent une barre en métal ou en bois permettant la prise à la main, appelée manipule.
Si l'ombon est absent, ce sont des lanières de cuir, appelées enarmes qui jouent le rôle de prise pour la main et de sangle pour le bras. Le maniement du bouclier n'est alors plus le même.
Le bouclier est souvent sanglé au corps en bandoulière par une longue bande de cuir appelée guiche ou guige.
Un bouclier peut être fait de bois, de métal, d'osier ou de cuir séché ou bouilli tendu sur une armature en bois, en métal ou en osier. La plupart des boucliers sont en fait composés de plusieurs couches de matériaux différents. En effet les dangers desquels un bouclier garantit son porteur opposent des modes de frappe différents à la structure du bouclier. Les coups de taille nécessitent un orle solide, les coups de choc une structure élastique et les projectiles divers un fort pouvoir amortissant. Certains boucliers sont conçus pour opposer une défense efficace à tous ces coups tandis que d'autres ne le sont que pour circonvenir un type de danger bien précis.
Le bouclier obéit à des règles physiques simples. L'axe de la manipule (quand le bouclier est tenu d'une main) ou du bras (quand il est tenu par les enarmes) détermine l'axe fort du bouclier. L'axe perpendiculaire à l'axe fort passant par le milieu du bouclier est l'axe faible.
Plus un coup est proche du centre, mieux le bouclier protège.
Plus un coup est proche de l'axe fort, mieux il est arrêté.
Plus un coup est proche de l'axe faible, moins il est arrêté.
Un coup porté sur l'axe faible aura tendance à faire basculer le bouclier ; porté suffisamment fort il peut tout simplement glisser sur ce dernier qui, en basculant, cède le passage. Si c'est vers l'extérieur, ce coup est dévié. Si c'est vers l'intérieur, le coup touchera au but.
Le porteur du bouclier doit donc opposer au coup de son adversaire soit l'axe faible de façon à dévier le coup vers l'extérieur, soit l'axe fort de façon à l'arrêter. C'est pourquoi il doit le faire tourner ou pivoter de façon à en exploiter au mieux le potentiel défensif/
Pour ce qui est de la frappe, il existe trois façon de porter un coup avec un bouclier : avec l'orle, avec la face ou l'ombon ou à l'aide d'une arme combinée au bouclier.
La frappe avec l'orle peut être effectuée en poussée ou en balayage. Les coups en poussée profitent de la solidité et de la faible surface de frappe de l'orle. De plus, il peut être en métal aiguisé, bordé de piques tranchantes ou former un coin. Les coups en balayage bénéficient le plus de bords tranchants ou dentelés.
Les coups avec la face ou l'ombon s'effectuent en poussée ou en pivot. En poussée, ils ont pour but de repousser l'adversaire. En pivot, ils ont pour but de le déséquilibrer. L'ombon, s'il est assez saillant, peut causer des blessures, particulièrement s'il est conique. La face de certains boucliers, comme les roueles, les targes et les rondaches, peut être munie d'une pointe ou d'un crochet. La premier est tout particulièrement efficace pour causer des blessures alors que le second peut blesser même si ce n'est pas là son but premier.
Les boucliers combinés à des armes sont des cas bien particuliers : une rouele peut être combinée à une dague, une rondache à une épée ou un pavois à une lance. Le maniement de ces armes est toujours unique et est détaillé dans leur description.
Il existe de nombreux boucliers. Le moyen-âge occidental en a produit la plus grande quantité mais en réalité chaque culture produit un type de bouclier, spécifique à sa façon de combattre individuellement et en groupe, qui évolue avec le temps.
Pour chaque bouclier figure sa catégorie, s'il est combiné ou non, sa description et son usage et enfin ses options de combat.
Petit, moyen ou grand. La taille du bouclier influe sur la façon de le manier et la compétence dont il dépend.
Un bouclier combiné est un bouclier qui a été assemblé avec une autre arme. Le bâton-bouclier, par exemple, est un grand bouclier oblong auquel on a adjoint des crochets, des extrémités pointues et un grand bâton qui sert de prise.
C'est la description du bouclier : sa forme, les matériaux qui le composent, ses particularités, son époque, qui l'utilisait et comment.
Cette partie est un rappel du tableau général des boucliers.
Bas moyen-âge et renaissance
La boce est le nom donné à un petit bouclier guère plus gros que la main, d'habitude porté fixé suspendu au fourreau ou à la ceinture. Il est entièrement fait de métal et dispose d'une manipule. Il ressemble beaucoup à une sorte d'ombon applati, garni de striures et d'encoches destinées à capter la pointe de l'épée. Il n'offre pas une grande protection innée mais permet de combattre à deux armes et de tenir une dague ou une autre arme courte en même temps. C'est le précurseur de la main-gauche.
XIVème et XVème siècle
C'est le bouclier occidental généralement associé à la chevalerie du bas moyen-âge. Il a une forme à peu près triangulaire et peut être fait de métal ou de contreplaqué dense renforcé de métal. Il est tenu par des enarmes et suspendu au cou par une guige. Il est légèrement bombé de façon à pouvoir faire glisser les coups de lance. Ce bouclier est aussi efficace que la targe pour le combat à deux armes, en outre sa forme anguleuse permet de porter des frappes vicieuses. Il offre une protection limitée contre les projectiles, l'armure de cette époque compensant largement ce défaut.
Bas moyen-âge et renaissance
Le pelte ou peltarion est un bouclier d'osier tressé recouvert de peau épaisse qui offre une protection efficace malgré ce que les matériaux qui le composent laissent penser. En forme en croissant et surtout fait pour dévier flèches et javelots (la structure en osier amortit particulièrement bien les projectiles), il est mal adapté au combat de mêlée à cause de sa légèreté et de sa souplesse. N'importe quelle arme tranchante de taille moyenne permet de tenter de détruire ce type de bouclier.
Bas moyen-âge et renaissance
La rouelle est un bouclier entièrement fait de métal, voisin de la boce mais plus large que cette dernière. Elle est ronde et peut être concave, convexe ou offrir plusieurs dénivelés. Elle peut ou non recevoir un ombon, une pique ou un crochet en son centre, son orle peut être aiguisiée ou dentelée. On la tient à l'aide d'une manipule et, au repos, est portée fixée à la ceinture ou au fourreau de l'épée. La rouelle est faite pour le duel, judiciaire ou non, ou pour le combat de rue. Elle n'offre guère de protection contre les projectiles. Les citadins du moyen-âge portaient à la ville l'épée et la rouelle et cette combinaison d'armes était aussi pratiquée par les moines et les femmes, tant comme exercice physique que comme discipline martiale. Son emploi dans la vie civile montre bien que ce bouclier ne devait pas être employé couramment par les hommes de guerre.
La renaissance, et avec elle la révolution militaire induite par l'émergence des armes à feu, rend obsolète l'emploi de grand boucliers qui ne sont plus suffisants pour protéger l'infanterie. La rouelle, renommée rondache à cette époque, devient alors une arme de champ de bataille. Le domaine civil l'abandonne, lui préférant la main gauche.
Du bas moyen-âge à la fin des lumières
La targe écossaise est un bouclier semblable à la rouelle, au détail près qu'elle est faite de plusieurs épaisseurs de cuir bouilli rivetées et clouées ensemble. Elle se manie grâce à des enarmes et porte un ombon, qui peut avoir une forme d'ogive très prononcée, ou une pique centale. Les clous forment des motifs décoratif qui peuvent parfois être d'une grande complexité. La surface du bouclier peut recevoir un placage partiel de bronze, de laiton ou de cuivre.
La targe était principalement employée par les guerriers des clans scots des highlands ou des îles. Elle était aprticulièrement efficace contre les piques. En effet, le cuir bouilli commençait par céder face au fer de la pique mais cette dernière était invariablement freinée puis arrêtée par ce dernier. Le scot n'avait plus qu'à trancher le bois de la pique d'un coup de son épée. C'est aussi une excellente arme de combat au corps à corps, légère et résistante.
Bas moyen-âge et renaissance
Le targe française fait son apparition à l'orée du 15ème siècle. Son mode de fabrication est voisin de celui de la targe écossaise, à la différence près que la française ne reçoit aucun rivetage, clou ou placage. Les épaisseurs de cuir bouilli sont mise en forme puis encollés de façon à offir une courbure transversale convexe vis à vis de son porteur et une courbure sagitale (de bas en haut) concave. Elle est suspendue au cou par une guiche et peut être saisie soit par une manipule, soit par des enarmes. Sa forme générale est celle d'un petit écu au sommets arrondis.
En pratique, ce bouclier détourne merveilleusement les fers de lance, permet à un cavalier de couvrir son torse et son bras gauche pendant la charge, de manier des armes à deux mains avec peu d'encombrement. Son utilité contre les projectiles est quasi-nulle, mais l'armure de l'époque compensait parfaitement ce défaut. C'est un bouclier qui était employé couramment par la chevalerie française et allemande.
Le mot targe vient de l'écossais. Certains ont avancé l'hypothèse que c'est la similitude des modes de fabrication de ce bouclier et de la targe écossaise qui ont conduit à l'adoption du nom. Avant la présence en nombre d'écossais dans les troupes françaises, les français ne faisaient aucune différenciation de termes entre l'écu et la targe.
Période hellénistique
L'aspis est un bouclier rond d'origine grecque, notamment employé par les formations de phalanges et les argyraspides macédoniens ainsi que les triaires romains. Il peut être employé en combat à deux armes et pour couvrir un allié dans une formation. Plus petit que l'aspis koilé, il permet néanmoins de former un mur de bouclier. Comme beaucoup de boucliers helléniques, il se tient par une manipule. Il ne comporte pas de guige.
XIIIème siècle
L'écu du XIIIème siècle est une version raccourcie du grand écu normand du XIème siècle. Les protections de jambe s'améliorant, on a jugé encombrant la longue pointe de ce dernier, qui s'est vue raccourcir. Il y a peu de chose à dire de ce bouclier qui ne soit couvert dans la description du grand écu normand. Son usage reste le même, la seule différence étant qu'une fois planté en terre les combattants devaient s'agenouiller pour s'abriter derrière. Cela leur donnait une assise bien plus puissante qui faisait de la combinaison du mur de boucliers plantés en terre et des lances une force de dissuasion considérable face à la cavalerie, comme les égyptiens et les syriens en firent souvent la cruelle expérience.
Bas-empire, moyen-âge et renaissance
On désigne par ce terme les boucliers ronds faits de bois dur et équipés ou non d'une bosse. Il peuvent être tenus par la manipule de la bosse ou par des enarmes permettant de tenir le bouclier. Il permet le combat à deux armes et peut être employé pour former un mur de bouclier. Son orle peut être faite de bois tendre, pour y piéger les tranchants adverses, ou au contraire cerclé de métal riveté au bois pour en accroître la résistance. il pouvait être couvert de plusieurs couches de parchemins, de crin puis de toile pour améliorer sa résistance aux projectiles.
Ce type de bouclier dérive de la conjonction entre la parma des légions romaines du bas-Empire et le bouclier hexagonal des germains. Il a été en service en Europe occidentale pendant plus de 1000 ans, avant d'être abandonné au profit des nouvelles rondaches de métal, plus résistantes aux projectiles des armes à feu. Sa taille, en fait une protection efficace contre les tirs tout en permettant de l'employer sans réelle dificulté pour le combat à deux armes. Il est possible de s'abriter derrière pour s'abriter mais il ne couvre pas parfaitement.
VIème - IVème siècle avant JC
Aussi appelé hoplon car c'était le bouclier des hoplites. Fait de bois recouvert d'une ou plusieurs couches de peaux de bœuf, le tout parfois plaqué de bronze, il se manie grâce à des énarmes placées tout autour de son rebord intérieur et est retenu au corps par une guige. Vaste, il permet à un homme accroupi de s'abriter totalement du feu des archers, des frondeurs et des javeliniers et peut recevoir un tablier de tissu épais ou de cuir pour protéger les jambes jusqu'au sol. Il permet de former un mur de bouclier mais se révèle pesant pour le combat à deux armes.
Ce bouclier a été rendu célèbre par les hoplites des cités-états grecques (Athènes, Spartes, Thèbes, Corynthe) et par les conflits contre la Perse, la guerre du Péloponèse ou l'expédition des 1000.
Voici deux excellentes photographies montrant les deux faces d'un aspis koilé. Trouvé sur ce blog.


Des guerres samnites à la fin de l'empire
Bouclier emblématique de l'empire romain, le scutum est un bouclier rectangulaire en forme de tuile, fait de contre-plaqué dense renforcé de métal au bords tranchants sur ses arêtes. Il possède un ombon en papillon et on le tient par une manipule et une guige permet son transport (mais n'est pas portée au combat. Il ne permet pas à un homme de s'abriter entièrement derrière mais permet par contre de former un mur de bouclier ou une tortue.
Ci-dessous, un scutum de cavalerie, un scutum du principat et un scutum de la république.



Un excellent site en anglais sur le scutum.
Un autre très bon site sur Rome et son empire
Bas moyen-âge
Le pavois est à l'origine le bouclier typique des arbalétriers mercenaires italiens. Grands, disposant d'une carène verticale le barrant en son centre, il peut être enfoncé dans le sol ou maintenu debout à l'aide d'un piquet. Un homme peut se réfugier totalement derrière un tel bouclier. Il permet de former des murs de bouclier mais ne peut pas être employé pour le combat à deux armes.
XIème et XIIème siècle
Aussi appelé bouclier normand. En forme de cerf-volant, il figure sur la tapisserie de Bayeux. Il peut s'employer pour le combat à deux armes, permet de former un mur de bouclier et peut être planté dans le sol pour former un obstacle. Fait de bois massif ou de planches conteplaquées (au sens ancien du terme), sa fabrication est très proche de celle de la rondache employée à la même époque. Il est retenu et suspendu au corps par une guige et peut être tenu soit par des enarmes, soit par une manipule, les deux moyens pouvant cohabiter.
Très long, il couvre totalement le côté gauche du corps, ne laissant dépasser à cheval que le pied gauche. Il protège très bien contre les projectiles et une fois planté en terre crée un obstacle renforcé par le poids et la force des hommes qu'il abrite. En revanche, sa taillen sa forme et son poids en font une arme assez gauche pour le combat à deux armes.
Période hellénistique
Le thureos est un bouclier de forme oblongue, renforcé dans le sens vertical par une âme de bois appelée spina en latin, comme le bouclier celte avec lequel il partage beaucoup de caractéristiques. Il possède un ombon en papillon et est proche du scutum primitif, on le tient par une manipule, la guige ne servant qu'au transport. Il permet le combat à deux armes et peut être employé pour former un mur de boucliers ou une tortue bien que nous n'ayons trouvé aucune source le confirmant.
De la période Latènienne à la conquète romaine
Le bouclier celte existe sous de nombreuses formes mais toutes partagent des traits commun. Il est très grand et légérement étroit, couvrant du cou au mollet, possède un renfort vertical rivé au corps du bouclier par un ombon en papillon, est fait de contreplaqué dense renforcé de métal et couvert de tissu. Il est tenu par une manipule, on ignore si une guige était présente pour le transporte ou non. Il permet de former un mur de bouclier ou une tortue et peut être employé pour le combat à deux armes.
Ce bouclier est un bon compromis entre la nécessité de couverture et la maniabilité pour le combat à deux armes. Néanmoins les romains notèrent que l'étroitesse du bouclier pouvait rendre les rangs vulnérables au lancer du pilum.
Bas-empire
Le scutum du bas-Empire est le bouclier lenticulaire des troupes d'infanterie romaines. Un peu plus petit, plus léger et un peu moins résistant que le scutum, il est fait de petits linteaux bois massif renforcés de métal. Il peut ne pas posséder d'ombon. On le tient par une manipule mais une guige le retient au reste du corps. Sa forme lui permet de former des murs de boucliers et d'être employé pour le combat à deux armes.
Nous ne sommes pas parvenus à trouver de sources sur l'origine de ce bouclier. Une chose est certaine, il était employé conjointement avec la spatha et a supplanté les anciennes formes de scutum. Les germains, qu'ils combattent pour ou contre Rome, ont adapté le scutum du bas-Empire pour en faire la rondache qui sera utilisée tout au long du moyen-âge. Ou eut-être est-ce l'inverse, et que l'armement romain a été finalement influencé par l'armement germanique.

Période mycénienne
L'Iliade nous apprend qu'Ajax (ou Aias) Télamonide portait un grand bouclier rectangulaire, aussi haut que lui, fait de 7 peaux de bœuf tendues sur un cadre de bois solide, le tout recouvert d'une épaisseur de bronze. Il n'est pas indiqué si ce bouclier comportait une manipule ou des énarmes. On peut douter de la seconde hypothèse, les boucliers employés par les mycéniens étant tenus par une manipule. Les sources iconographiques nous indiquent qu'il existait une guige pour permettre au corps de soutenir le poids du bouclier.
Bien entendu, le manque d'informations à propos de ce bouclier ne nous permet pas d'en proposer une simulation précise. Néanmoins, une rapière mycénienne gravée nous présente une scène de chasse au lion mettant en scène des guerriers portant des aspis bilobé et ce que certains pensent être des aspis sakos.

Période mycénienne
L'aspis bilobé est un bouclier en forme de 8, fait d'osier tressé renforcé par une spina de bois massif, sans ombon. Il est étroit en son centre et présente deux lobe à ses extrémités. Des peintures et des ornements de l'époque nous indiquent qu'on le tenait par une manipule et qu'une guige permettait d'en soutenir le poids. On employait cette arme tant à la chasse qu'à la guerre, avec la lance ou l'épée.

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