Ici réside un dragon

RegisterLog inMembers(beta)

THE KHRONOGRAPHE’S STUDY

Website dedicated to roleplaying. Fully compatible for Firefox 3.5. Won’t work with IE6 and older versions. Need Javascript.
English translation is currently in progress.

Qu’est-ce que le jeu de rôle ?

Posons le décor

Le jeu de rôle est un jeu de société, on le pratique donc à plusieurs personnes, en règle générale autour d’une table. On peut aussi employer internet pour jouer en ligne mais les outils pour ce faire demeurent à l’heure actuelle peu pratiques. Il existe aussi ce qu’on appelle le jeu de rôle grandeur nature mais c’est un sujet que nous n’aborderons pas dans ces lignes.

Concentrons-nous sur le jeu de rôle classique : celui qui se pratique autour d’une table.
L’un des joueurs endosse le rôle du meneur de jeu. Les autres contrôlent chacun un personnage-joueur. Si les joueurs et le meneur jouent régulièrement ensemble, on appelle ce groupe de joueurs une « table ».
Le principe est simple : les joueurs et le meneur brodent une histoire ensemble. Le rôle du meneur est de donner vie à l’univers de jeu et à l’histoire. Le rôle des joueurs est d’intervenir dans l’histoire afin d’en modifier le cours. On peut comparer le premier à un metteur en scène et les seconds à des acteurs en pleine improvisation.
Comme un exemple vaut mieux que de longs discours abscons, voici un exemple d’échange lors d’une partie.

Plantons le décor : les joueurs incarnent les membres d’un groupe de mercenaires engagés pour retrouver des biens volés dans un entrepôt. Ils ont suivi un suspect jusqu’à sa demeure, sise dans une rue peu passante dans les faubourgs d’une petite ville, et attendent, dissimulés au coin d’une ruelle, qu’il en sorte à nouveau. Dans la suite, MJ correspond au meneur de jeu, J1, J2, J3 aux joueurs.

MJ : « L’homme que vous avez suivi sort de la maison, il donne deux tours de clé dans la serrure et s’en va. »

J1 : « Je le suis discrètement. »

MJ : « Entendu, tu quittes donc la rue et laisses tes deux camarades derrière toi. »

J2 : « Y a-t-il quelqu’un d’autre dans la rue ? »

MJ : « Non, c’est désert. »

J2 : « Très bien, J3, fais le guet pendant que j’essaye d’ouvrir la porte. »

J3 : « D’accord ! Je me place en vue de J2 et j’observe les deux extrémités de la rue pour voir si quelqu’un approche. »

MJ : « C’est noté. J2, comment t’y prends-tu pour forcer la serrure ? »

J2 : « Est-ce que je connais ce genre de serrure ? »

MJ : « Pas du tout. »

J2 : « J’essaye quand même de la crocheter. »

MJ : **résolution d’action en consultant les règles** « C’est réussi, la porte est ouverte. »

J2 : « J’entre et je ferme la porte derrière moi. »

J3 : « Je viens me placer à proximité de la porte pour prévenir en cas de danger. »

Tout se passe par la parole, les gestes, des dessins… le monde de jeu, les circonstances et les actions prennent corps dans l’imagination des participants et le but du jeu consiste d’influer sur l’histoire alors même qu’elle est contée par le meneur de jeu.

Haut de page

L’imaginaire collectif

Il est assez compliqué d’exposer ce qui est vécu dans une partie de jeu de rôle. L’interaction entre les participants tend à créer, avec plus ou moins de bonheur, ce qu’il est impossible de décrire autrement que comme un imaginaire collectif en perpétuelle construction : chaque élément apporté par l’un est susceptible d’être utilisé par les autres pour construire et ajouter un nouvel élémént à l’édifice.
« Plus ou moins de bonheur » car il faut pour cela que le meneur soit capable de solliciter puis de canaliser l’attention et l’intérêt des joueurs. C’est là le cap le plus difficile à franchir car cela dépend de nombreux facteurs. L’entente entre joueurs, l’univers dans lequel on joue, les thèmes abordés, ce que les joueurs amènent dans la partie… Autant de points qui influent sur la façon dont une partie va se dérouler. Si la sauce prend, c’est du bonheur. Oubliés les soucis ! Finis les ennuis ! Vous vivez pour quelques heures des aventures palpitantes ou des enquêtes passionnantes.

Comment le pratique-t-on ?

La façon classique de pratiquer le jeu de rôle consiste à se réunir autour d’une table, sur laquelle on aura préalablement déposé des biscuits, des gâteaux, des boissons et éventuellement des pizzas. Une partie peut effectivement durer très longtemps et mieux vaut avoir de quoi se nourrir sous la main (d’aucuns diront que ce n’est qu’un prétexte mais ce sont des médisants). Le seul matériel indispensable est : un meneur de jeu en état de marche ; du papier, des crayons à papier et des gommes pour prendre des notes ; une table et des chaises.

Néanmoins, afin de résoudre certaines situations complexes (actions contradictoires, combats, sortilèges…) le meneur de jeu peut décider d’appliquer des règles de son cru ou d’en acheter dans le commerce (il en existe pléthore). Cela amène forcément l’utilisation de nouveaux supports de jeu : fiche de personnage, dés, cartes (à jouer, tarot ou spéciales), calculatrices, ordinateurs… Il revient au meneur de jeu de faire oublier l’aspect mécanique des règles pour maintenir l’attention des joueurs sur la trame de l’histoire.

Quel genre d’histoires peut-on jouer ?

Des tas : complots, piraterie, sauvetage de princesse, lutte contre des brigands, enlèvement de princesse, brigandage, descente dans l’antre d’un seigneur du mal… Il suffit d’ouvrir un livre et d’y puiser des idées. Toute histoire peut-être intéressante si elle est bien menée. Ne croyez pas que cela se limite à évoluer dans un univers médiéval fantastique comme celui du « Seigneur des anneaux » : tout est possible, la seule limite, c’est l’imagination des participants.

Quelles sont les limites ?

Théoriquement, aucune. En pratique, le meneur de jeu énonce les règles qu’il impose à ses joueurs au sein du jeu. Mais il existe aussi des limites autour du jeu. En premier lieu, le jeu de rôle reste un jeu de société et les comportements asociaux et irrespectueux n’y sont pas les bienvenus : insultes, menaces, triche, provocation gratuite… Bref, les comportements qui vous font exclure d’une table de jeu de cartes vous vaudront aussi de vous faire exclure d’une table de jeu de rôle. Comme toute activité ludique, le jeu de rôle est fait pour détendre ceux qui y jouent et leur faire oublier leurs tracas. Il ne doit en aucun cas devenir une source d’irritation supplémentaire.

Les rumeurs et les faits

/!\ Cette partie est en cours de réécriture /!\

Comment faire si je veux découvrir le jeu de rôle ?

Plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • Aller dans un club de jeu de rôle et poser des questions ou trouver une table.
  • Rassembler quelques personnes, choisir un meneur de jeu, investir dans quelques livres pour commencer et vous jeter à l’eau.
  • Vous promener sur internet, consulter des forums, prendre des contacts… Vous finirez par être invité à une table si vous manifestez l’envie de débuter.

L’idéal est de trouver un habitué qui puisse vous guider.

Haut de page

Partage

0 comment

Write a comment




Où suis-je ? | L’auteur | Collaborateurs | Remerciements | Contact

Mentions légales :

Copyright 2002 par Aurigas Aldbaron LLC... Tous droits réservés. Aucune reproduction sans permission. Produit et distribué par Mjolnir LLC, dba Iron Crown Enterprises 112 Goodman Street, Charlottesville, Virginia 22902.

Creative Commons License Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.